Nom :

Debove

Prénom :

Léonard

Date de naissance :

23 juillet 1924

Lieu de naissance :

Condette (Pas-de-Calais)

Date de décès :

12 février 1945 à Bergen-Belsen (Allemagne)

Matricule : 98044

Célibataire

Domicile : 1, rue du chemin à Neufchâtel (Pas-de-Calais)

Profession : manoeuvre en bâtiment

Résistant : Rejoint la résistance au sein de l’OCM du canton de Samer le 1er août 1944. Dans le groupe « Vérité », il

s’occupe de renseignements sur l’occupant allemand.

Arrestation : le 10 août 1944 par la Feldgendarmerie avec 11 autres camarades à Neufchâtel après la découverte

d’un dépôt d’armes. Parmi eux se trouvent : Joseph Detout, Michel Dufour, Fernand Duhamel, Félix Fourcroy, Albert

Lacroix, Paul Lesaunier et Michel Delsaux.

Incarcéré : le jour même à Montreuil-sur-Mer, il est transféré six jours après, à la prison de Loos.

Déporté : à Sachsenhausen (matricule 98044).

Transféré : le 15 octobre 1944 au camp de Karlshagen qui dépend du KL de Ravensbrück (matricule 11009) puis

au camp de Bergen-Belsen le 1er février 1945.

Décédé : le 12 février à 09h55 comme l’atteste un certificat signé Mathias Stettner.

Titre : « Mort pour la France »

.

Fils de Léonard, terrassier ‘au cygne’ et de Marthe Gressier, xxx, Léonard voit le jour à Condette, commune de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Léonard est le cadet d’une fratrie de six enfants (Madeleine 1915, Raymond 1918, Renée 1922, Léonard, Marguerite 1927 et Liliane 1929).

En 1931, les Debove vivent rue du Chemin.

Sources : Livre mémorial FMD – Archives départementales du Pas-de-Calais, recensement de population de l’année 1931.

2 thoughts on “Debove Léonard”

  1. c’est avec émotion que je découvre la page consacrée à Léonard Debove. il était le frère de ma grand-mère, Marguerite Debove, née le 3 juillet 1926 (et non 1927 comme mentionné ici). La fraterie comptait en tout 10 enfants. Après Liliane, sont nées : Monique, Yvette, Ghislaine et Josette. Ma grand-mère m’a souvent raconté l’arrestation de son frère : les allemands frappant à la porte : « Leonard Debove », sa mère aurait alors demandé : « le père? » et ils auraient répondu « Non le fils ». De là, elle n’a plus jamais revu son fils et cela a été un déchirement jusqu’à la fin de sa vie. Elle aurait reçu une dernière lettre de son fils, lui disant que le plus dur était derrière lui, en évoquant des actes d’interrogatoire et de torture, et lui disant adieu, allant maintenant vers la paix. Ma grand-mère, née 2 ans après Léonard, était très proche de son frère et en a toujours voulu aux « boches » pour son décès. Le récit familial racontait un train qui aurait sauté dans la région, suite à une action de la résistance, et les allemands qui auraient arrêté 20 jeunes de 20 ans en représailles. Après le décès du père laissant la famille sans ressource, les membres de la famille les plus jeunes (Monique, Yvette, Ghislaine et Josette) sont parties vivre dans le nord afin de travailler dans les filatures textiles, où elles ont fait leur vie et sont décédées. Ceci explique peut-être pourquoi vous n’avez pas retrouver leur nom. Un grand MERCI pour votre travail de mémoire, qui laisse une trace de ces jeunes gens partis beaucoup trop tôt.

    1. Bonjour Madame Sergent
      Merci beaucoup pour votre mail très émouvant et qui rejoint tant d’histoires de familles déchirées et meurtries à jamais.
      Comme vous nous l’avez signalé, la date de naissance ne semble pas être la bonne. C’est celle que nous avons sur le livre édité par le musée de la Coupole et la voix du Nord.
      Avez vous une photo de document pour que l’on rectifie cette erreur ? Merci d’avance
      Bien cordialement
      Nathalie Walpoel-Schmitt
      Secrétaire de l’Amicale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *