Nom :

Flohart

Prénom :

André

Date de naissance :

19 novembre 1923

Lieu de naissance :

Lille (Nord)

Date de décès :

8 mai 1949 à Arles

Matricule : 97699

Domicile : Mons en Baroeul (Nord)

Résistant depuis novembre 1942

Arrestation : 13 juin 1944 par le SD de Lille pour aide à l’ennemi

Incarcéré à à Loos le 14 juin 1944

Déporté vers Sachsenhausen le 1er septembre 1944

Evacué sur les marches de la mort

Libéré près de Schwerin le 21 avril 1945

Rapatrié le 3 mai 1945 par le centre d’accueil de Lille

Décès le 8 mai 1949 lors d’un match de football à Arles

Fils de Hector, XXX, et de Maria Barbry, XXXX.

André est employé aux ateliers de la SNCF à Hellemmes à côté de Lille. Il est y chaudronnier. Durant l’Occupation, André est en possession d’un revolver. On ignore la provenance de cette arme. Elle est cachée dans l’étui d’un violoncelle. Un jour, une voisine, Mme Ronsain, aperçoit le jeune homme avec l’arme. Elle décide de cacher l’arme dans une caisse à outil. Elle ne prévient pas la famille Flohart de l’endroit où se trouve le revolver.

Le 13 juin 1944, des militaires allemandes se rendent au domicile des Flohart situé 24, avenue Sainte-Cécile à Mons-en-Barœul. Ils effectuent une perquisition et arrêtent André et son père, Hector. Ils sont clairement venus chercher l’arme. Mais les Allemands ne la trouvent pas, puisqu’elle a été déplacée. Ils saisissent et emmènent l’étui à violoncelle. Mme Ronsain, avertit de ce qui vient d’arriver prévient Mme Flohart de l’endroit où se trouve l’arme. Aussitôt, elle décide de déclarer l’arme grâce à la discrétion des policiers français du commissariat de Mons-en-Barœul. Le père d’André est libéré dans la journée. à la prison de Loos. Il sera arrêté à nouveau, le 14 juin et incarcéré avec son fils à Loos.

Le 1er septembre 1944, André et des centaines de détenus sont transférés de la prison de Loos à la gare de Tourcoing. En fin d’après-midi, le convoi composé de douze wagons de marchandise s’ébranle et prend la direction de la Belgique. Le train s’arrête le 3 septembre à Cologne, pour trois jours. Le 7 septembre, les déportés arrivent au camp de Sachsenhausen, où ils sont placés en quarantaine.

Libéré le 24 mai 1945 près de Schwerin.

Le 19 août 1946, André est interrogé par deux gendarmes qui souhaitent obtenir son témoignage et son parcours à Sachsenhausen. André se souvient de deux matraqueurs : Willie Dewett (un Néerlandais) et Edgard Simondant.

André est décédé le 8 mai 1949 à Arles.

Sources : Livre mémorial FMD – État civil de la mairie de XXX, registre des naissances de l’année XXX, acte n°XXX – Archives départementales du Nord, 1874 W 351 / 1 W 1863 – SHD Vincennes, GR 16 P 226202

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