Nom :

Dylag

Prénom :

François

Date de naissance :

10 août 1914.

Lieu de naissance :

Morawská Ostrawa (Empire Austro-Hongrois) / (auj. République tchèque)

Date de décès :

1er juin 1945.

Fils de Jan et de Emilia Bijota, François voit le jour à Morawská Ostrawa, ville à l’époque située dans l’Empire Austro-hongrois. Il s’agit aujourd’hui d’un quartier de la ville d’Ostrava située en République Tchèque (Moravie-Silésie).

Mais à l’époque, il est de nationalité polonaise. Nous ignorons la date d’arrivée exacte de François en France, mais François obtient un contrat de travail à la compagnie des mines à Anzin (Nord), à compter du 28 septembre 1937. Il vit à l’époque à Escautpont, rue des Bruilles.

Il travaille comme mineur de fond et obtient, en tant que travailleur étranger, la reconduction de son permis de travail par la Préfecture du Nord, le 27 septembre 1940. A cette époque, il vit 8, rue Joffre à Escautpont. Pendant l’Occupation, François quitte Escautpont le 7 août 1942 et s’établit à l’hôtel Perrin à Monts (Indre-et-Loire). On ignore ce qu’il fait dans cette commune.

Le 14 janvier 1943, il quitte Monts et s’installe à La Rochelle (Charente-Maritime), le 22 janvier 1943. Il n’y reste que quelques mois et revient à Escautpont le 21 mai 1943.

François a-t-il été requis pour travailler pour l’autorité allemande, comme cela arrivait fréquemment sous l’Occupation ? C’est une possibilité et c’est ce qui expliquerai ses déplacements en France Occupée entre 1942 et 1943. En effet, à cette époque, il fallait un motif valable pour se déplacer en dehors de la région.

Un document daté du 11 août 1943, nous apporte une précision : François travaille pour l’unité militaire allemande 11351. Trois jours plus tard, François sollicite la préfecture du Nord pour renouveler sa carte d’identité d’étranger. Lors de sa demande, il cite comme référence MM. René Minez et Henri Pucelle, qui résident tout deux à Escautpont1. Il précise d’ailleurs qu’il travaille pour une entreprise allemande.

Nous ignorons la date et le motif de son arrestation. Mais il est jugé et condamné à terminer..

Après-guerre, sa mère écrit à la mairie d’Escautpont pour avoir des nouvelles de son fils. Elle vit à Zagórzany (Pologne).

Sources : Archives départementales du Nord, 321 W 115505 – SHD Caen, AC 21 P

  1. Un étranger à l’époque devait citer des personnes de sa connaissance, de préférences des Français afin de montrer une bonne intégration. ↩︎

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